Y penser c'est pas assez - Bouclier antimissile

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Mercredi 08 décembre 2004

BOUCLIER détruire les satellites

Ce système aurait la capacité de détruire les satellites (militaires) d'orbite basse, ce qui pourrait encourager d'autres pays à mettre au point des armes antisatellite."

Qui plus est, le projet de bouclier conduira directement à l'installation d'armes dans l'espace, selon Jonathan Dean, aujourd'hui conseiller à la sécurité mondiale au sein de l'organisme Union of Concerned Scientists (UCS).

"Le programme de défense antimissile se révèle déjà un catalyseur majeur, politiquement, pour le développement d'armes spatiales par les Etats-Unis", peut-on lire dans la lettre ouverte, cosignée par David Wright, le scientifique principal de l'UCS.

"De nombreux promoteurs du bouclier, membres ou non du gouvernement, perçoivent les intercepteurs de défense antimissile basés dans l'espace comme le but ultime du programme", estiment MM. Dean et Wright.

Course à l'armement

Paul Martin ne cesse de répéter que le Canada s'opposera toujours à l'arsenalisation de l'espace. La semaine dernière, il a dit avoir reçu l'assurance du président George W. Bush, lors de son passage à Ottawa, que le bouclier ne prévoyait pas cette possibilité. Pourtant, l'agence américaine de défense antimissile a déjà annoncé son intention de placer des prototypes d'intercepteurs dans l'espace, d'ici la fin de la décennie, mentionne M. Dean.

Mais qu'il y ait éventuellement des armes dans l'espace ou non, le bouclier aura tout de même des répercussions "négatives" sur les relations internationales, prédit l'ex-ambassadeur.

La Chine se perçoit déjà comme une cible potentielle du bouclier et de ses armes antisatellite terrestres, tandis que la Russie a annoncé, l'an dernier, son intention de tester des intercepteurs antimissile et des ogives capables de contourner le futur système américain.

http://www.matin.qc.ca/canada.php?article=20041206190416
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Le bouclier antimissile spatial couterait très cher
Source : Ambassade de France aux États-Unis,

 


Une nouvelle étude du Congressional Budget Office (CBO) " Alternatives for Boost-Phase Missile Defense " démontre que le développement d'un segment spatial pour le bouclier antimissile est irréaliste financièrement.

Un système spatial pouvant intercepter des missiles provenant d'Iran ou de Corée du Nord (et à propulsion liquide seulement !) en tirant deux intercepteurs pour chaque missile à n'importe quel instant nécessiterait entre 130 et 1800 intercepteurs en fonction de leur vitesse et de leurs caractéristiques. Le CBO estime le coût d'un tel système entre 27 et 78 milliards de dollars (incluant la R&D et 20 ans d'opérations).

Le chiffre le plus optimiste du CBO est obtenu selon le scénario impossible d'un intercepteur lancé au même instant que le missile assaillant. Dans tous les cas, ce système ne pourrait intercepter qu'un missile à la fois. Si chaque intercepteur avait un taux de succès de 100% (un intercepteur par missile), le coût descendrait dans la fourchette allant de 20 à 51 milliards de dollars.

Selon les spécifications initiales, les stratégistes militaires avaient demandé que 5 intercepteurs soient tirés sur chaque missile assaillant ! Enfin, si le système antimissile spatial veut intercepteur des missiles à propergol solide (le Pentagone prévoit que la Corée du Nord disposera de ce type de missiles d'ici 10 à 15 ans), le nombre d'intercepteurs spatiaux augmentent à 5000 dans le cas le plus favorable. Chaque intercepteur pèserait dans ce cas 1000 tonnes. Le coût de ce système est évalué entre 57 et 224 milliards de dollars.
 
 http://www.futura-sciences.com/sinformer/n/news4223.php

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Impact de la défense antimissile sur l'environnement controversé
Source : Ambassade de France aux États-Unis,
 


L'Agence américaine responsable du système de bouclier antimissile a publié un rapport sur l'impact environnemental d'un tel système. Deux vols de démonstration du bouclier antimissile sont prévus en 2005, et le nombre de tests nécessaires va considérablement augmenter le nombre de lancements depuis les bases de Vandenberg, en Californie, et de Fort Greely en Alaska.

Au total, 515 lancements sont en effet prévus sur ces bases dans les 10 prochaines années. Des physiciens jugent les études de terrain insuffisantes et mettent en garde le Pentagone des dangers de l'utilisation du bouclier antimissile sur la santé. Ce système utilise en effet du perchlorate qui peut détériorer la couche d'ozone et contaminer les ressources en eau et en énergie. On souligne également la menace de multiplier les débris spatiaux en orbite basse et en orbite géostationnaire. Un analyste de la défense américaine souligne toutefois que de tels impacts sur l'environnement ne sont pas comparables avec ceux provoqués par une attaque de missile balistique.

http://www.futura-sciences.com/sinformer/n/news4754.php


Sign the e-Petition
You can help prevent Canada from joining George Bush's Star Wars by adding your name and comments to our online petition.

Read the petition, below, and add your name by filling out the signature form at the bottom of this page. Already 5649 people have signed

http://douglas.ndp.ca/starwars/epetition.php
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Ecrivez a :

Daniel Turp
Député péquiste de Mercier à l'Assemblée nationale et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations internationales et d'affaires canadiennes.


 


par jeromet le 2004-12-08 07:07:33
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Vendredi 19 novembre 2004

BOUCLIER ANTI-MISSILES 19 nov

Bush fera preuve de modération dans ses relations avec le Canada

 Une séance d'information tenue cette semaine à la Maison-Blanche à l'intention de journalistes canadiens laisse entrevoir que dorénavant, Washington adopterait une attitude plus ouverte et plus conciliante à l'égard du Canada.

Cette perception, signalée par la CBC et rapportée par Le Devoir, ce matin, évoque, notamment, que la Maison-Blanche ne serait pas offusquée si le Canada ne suivait pas les États-Unis dans le projet de bouclier antimissile. Cette interprétation a d'ailleurs été confirmée, hier, par le bureau du premier ministre du Canada, Paul Martin. Le ton semble aussi s'être adouci à propos de l'embargo partiel des exportations de boeuf, mais pas sur le long conflit sur le bois d'oeuvre.

Rappelons que le président américain George W. Bush effectuera sa première visite d'État au Canada les 30 novembre et 1er décembre prochains. L'ordre du jour de sa rencontre avec le premier ministre Martin s'attardera aussi à la politique étrangère.

Il semble que M. Bush remerciera le Canada pour son implication active dans la guerre au terrorisme en Afghanistan, mais on ignore encore s'il prononcera un discours à la Chambre des communes. On ne sait pas non plus si la Maison-Blanche donnera suite à la demande des trois chefs des partis d'opposition de rencontrer M. Bush.
http://www.matin.qc.ca/canada.php?article=20041118094443

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Ottawa reporte sa décision

Joël-Denis Bellavance

Confronté à une vive opposition au sein de son propre parti et à un possible rejet du projet par la Chambre des communes, le premier ministre Paul Martin reporte à l'an prochain toute décision relative à la participation du Canada au controversé bouclier antimissile proposé par l'administration de George W. Bush.

Stephen Harper, a modifié la donne récemment en énumérant une série de conditions avant de donner sa bénédiction à ce projet. L'une de ces conditions -démontrer la faisabilité sur le plan technique du bouclier-rend l'appui de son parti au projet pratiquement impossible, la plupart des experts soutenant que cela est voué à l'échec. Résultat: les libéraux de Paul Martin pourraient se retrouver totalement isolés aux Communes, alors qu'ils comptaient sur l'appui du PC.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/article_complet.php?path=/actualites/article/1,63,0,112004,844940.php


par jeromet le 2004-11-19 20:46:50
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Lundi 04 octobre 2004

À PROPOS DU BOUCLIER ANTIMISSILE alp


PACIFISTES CANADIENS OPPOSÉS AU BOUCLIER ANTIMISSILE AMÉRICAIN

Des pacifistes canadiens manifestaient, ce samedi, dans une vingtaine de villes du pays, dont Ottawa,Toronto, Montréal et Vancouver contre le bouclier antimissile américain. Ils répondaient à l'appel lancé par l'Alliance canadienne pour la paix, qui demande au gouvernement canadien de ne pas s'impliquer dans cette initiative des États-Unis. Selon les organisateurs de la manifestation à Montréal, le bouclier antimissile est loin d'être simplement défensif. Il ouvre la voie à une relance de la course aux armements conventionnels et nucléaires. Les organisateurs ajoutent que la population canadienne a déjà exprimé, dans plusieurs pétitions, son opposition à un tel bouclier.rci
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DES SCIENTIFIQUES OPPOSÉS À LA PARTICIPATION AU BOUCLIER ANTIMISSILE

Un groupe de scientifiques du Canada et des Etats-Unis plaide à Ottawa contre une participation canadienne au projet de bouclier antimissile américain. Le professeur Théodore Postol de l'Institut de technologie du Massachusetts a affirmé que les Etats-Unis faisaient pression sur Ottawa en menacant subtilement le Canada de perdre son droit de parole en ce qui concerne la défense continentale. Déjà, cette semaine, le ministre canadien de la Défense, Bill Graham, a déclaré qu'il y avait un lien entre la participation canadienne au projet de bouclier antimissile et la participation du Canada à l'ensemble de la défense continentale. M. Postol et son collègue du département de physique de l'Université du Québec à Trois-Rivières, le professeur Louis Marchildon, jugent illusoire de croire que le bouclier peut renforcer la sécurité de l'Amérique du Nord.RCI

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Un physicien dénonce le bouclier antimissile

M. Postol précise qu'il ne veut pas dire aux Canadiens ce qu'ils doivent décider à ce sujet, mais il croit qu'ils doivent être informés de l'inefficacité du système proposé par Washington.
http://radio-canada.ca/nouvelles/Politique/nouvelles/200410/01/001-bouclier-flop-rb.shtml
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C'est comme essayer de repérer une valise qui contient des explosifs parmi tous les bagages d'un aéroport simplement en la regardant, sans pouvoir voir à l'intérieur

Cet ancien conseiller scientifique du chef des opérations navales aux États-Unis est catégorique : ce système ne pourra jamais fonctionner. Il suffit, selon lui, de disperser une multitude de leurres autour d'un vrai missile pour le déjouer
http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/1,63,0,102004,805858.shtml
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Les réactions de la communauté internationale

http://radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/bouclier/reactions.html
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Missile defence takes on political life

Scientists, Liberal backbench MPs and international studies experts have all taken up the fight.

Conservative Leader Stephen Harper, normally as pro-American as any Canadian politician gets, says his party won't take a stand on the question until they've seen the fine print of any agreement. And, he says, he wants a vote on Parliament.

The Canadian Association of Physicists, a scientific group which normally shuns politics, has sent an open letter to Prime Minister Paul Martin saying there are serious scientific concerns about the proposed missile shield.

The missile defence system might be used to attack satellites on orbit, he says, but from the ground.

"I don't see that it necessarily leads to orbital weapons systems," says Postol. Ted Postol, an American physicist and professor at MIT

"Orbital weapons systems are a very inefficient way to attack satellites. Loading stuff into space is much more expensive, much more technologically difficult, much more uncertain."

Hurtig says that worries him deeply, as does the prospect of a new weapons race if the Chinese and Russians seek to develop new weapons to pierce a missile shield. his book, Rushing to Armageddon

Postol is adamant: "The system won't work." He says even the best radars can't differentiate between warheads and decoys, even balloons, so it's easy to fool the system completely.

But if the defence shield won't work, then why would it spark an arms race?

Postol says it might, if other countries overreact.

Hurtig is certain that the system will destabilize the world.

"We should be working for the destruction of nuclear weapons," he says. "Instead, exactly the reverse is happening. The Chinese are increasing their arsenal of warheads from 200 to 2,000, the Russians have announced brand new tests to develop new missiles.

"What is happening is that we're building up tensions."
http://cnews.canoe.ca/CNEWS/Politics/2004/10/03/654642-cp.html
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Colourful protests against missile defence system staged across country
http://story.news.yahoo.com/news?tmpl=story&u=/cpress/20041002/ca_pr_on_na/missile_defence_protest&e=2

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L'OPPOSITION RÉCLAME UN VOTE À PROPOS DU BOUCLIER ANTIMISSILE

Le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, estime qu'il revient au Parlement et non au gouvernement seul, de décider si le Canada doit participer au projet de bouclier antimissile américain.  Le chef conservateur, Stephen Harper et le leader néo-démocrate, Jack Layton, réclame aussi un vote des Communes à ce sujet.  Gilles Duceppe juge que le gouvernement Martin risque de sacrifier la capacité du Canada à défendre une conception du monde différente des Etats-Unis. En outre, selon lui, le bouclier antimissile américain favorise la confrontation et la prolifération des armes, une position que partage les néo-démocrates.  De leur côté les Conservateurs n'ont jamais caché qu'ils étaient plutôt favorable à une participation du Canada au projet américain.  Le ministre de la défense, Bill Graham, a dit la semaine dernière que le Canada le regrettera s'il ne participe pas. Ottawa négocie avec les Etats-Unis quant à une possible participation au projet et il doit faire connaitre sa réponse cet automne.RCI


 


par jeromet le 2004-10-04 13:20:04
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Lundi 27 septembre 2004

La participation canadienne au bouclier est une question politique yp

Bouclier: Ottawa n'a pas eu le choix

La défense antimissile n'était pas une priorité, dit le ministre Graham au Devoir

Manon Cornellier

 En décidant d'aller de l'avant avec leur projet dès cette année, ils ont forcé le Canada à donner priorité à ce dossier, reconnaît le ministre de la Défense, Bill Graham, qui admet aussi qu'en cherchant à obtenir l'appui du Canada, Washington cherche «peut-être», entre autres choses, une caution morale.

Le bouclier antimissile n'apparaît nulle part, même si M. Graham affirmait la semaine dernière que le Canada pourrait «le regretter» s'il décidait de ne pas participer au projet de bouclier américain.

Mais comme les Américains ont déjà commencé à déployer des intercepteurs basés au sol en Alaska et en Californie, le Canada est forcé de se brancher. «Si on avait le choix, est-ce que le Canada donnerait la priorité à ce dossier ?» a demandé Le Devoir. «Non, évidemment pas», a répondu M. Graham sans hésiter. «C'est énormément dispendieux. C'est pour ça que je dis : si les Américains décident de dépenser leur propre argent, c'est leur décision, on ne peut pas leur dire qu'ils n'en ont pas le droit. Mais si ce n'était que de nos priorités, il est évident, non seulement du point de vue du prix, mais aussi du point de vue de nos objectifs, qu'on ne ferait pas ça.»

Même la menace que tente de contrer ce bouclier, soit un missile lancé de façon accidentelle ou par un État voyou, ne figure pas en tête de liste des préoccupations d'Ottawa. Selon M. Graham, le terrorisme représente actuellement une menace difficile à cerner mais davantage prioritaire pour le Canada. Invité à mesurer ces deux menaces sur une échelle de un à dix, il n'hésite pas à dire que celle posée par un missile figurerait «beaucoup plus bas, il n'y a pas de doute», que le terrorisme. Mais il précise rapidement que ce jugement serait valable uniquement «pour le présent».

La participation canadienne au bouclier est une question politique, car les Américains ne demandent ni argent ni installations au Canada. Qu'attendent-ils de lui alors ? Une caution morale ? «Ils veulent peut-être ça, une caution morale, admet candidement M. Graham, mais ils veulent aussi que le Canada soit solidaire avec eux dans la défense de l'Amérique du Nord. Je crois que ce n'est pas déraisonnable de leur part de vouloir cela, même s'il y a des voix aux États-Unis et au Canada qui disent que ce programme devrait être abandonné en faveur d'autres programmes axés davantage vers le terrorisme ou autre chose.»

Les discussions sur une éventuelle participation canadienne au bouclier antimissile se poursuivent toujours, et la décision du Canada n'a pas encore été prise, précise le ministre. Mais selon lui, le Canada se doit, en bon voisin, de discuter avec les États-Unis, et ce, «même si nous avons des réserves à l'égard de leur décision».

Dans un discours prononcé la semaine dernière et dans une entrevue diffusée le lendemain, M. Graham a manifesté son appui à une participation canadienne. Son raisonnement est le suivant. Washington a décidé d'aller de l'avant, que le Canada suive ou non. Si le Canada veut continuer à avoir son mot à dire sur tous les volets de la défense de l'Amérique du Nord et donc sur sa propre défense, s'il veut par conséquent préserver sa souveraineté en la matière, il doit être à la table où se prennent les décisions. «Ne pas participer diminuerait significativement notre souveraineté», disait-il.

Mais le gouvernement Martin a des critiques à contrer s'il veut aller de l'avant dans ce dossier, des gens qui craignent le déploiement à moyen terme d'armes dans l'espace, qui doutent du sérieux de la menace ou encore de l'efficacité du système.

Pour y répondre, M. Graham invoque d'abord la prévoyance. On ne peut traiter à la légère une menace qui pourrait, à long terme, se révéler sérieuse mais qui exigerait, pour y répondre, des moyens technologiques qui demandent des années pour être mis en place, a-t-il répété en entrevue.

Cette même prévoyance se dissipe quand il s'agit de l'évolution du système. «On ne peut pas prédire ce qui va se passer d'ici 20 ans», dit-il. Le Canada est opposé à l'arsenalisation de l'espace et il refusera de participer au bouclier si ce dernier l'envisage, mais il affirme que ce n'est pas le cas du volet auquel le Canada est invité à s'associer. «Je le répète, ce n'est pas ce programme qui va poser problème, mais d'autres programmes», une assurance qu'il dit tirer des rapports des négociateurs canadiens.

Pourtant, la Missile Defense Agency (MDA), l'organisme américain qui assure la mise en oeuvre du bouclier, présente souvent le système de défense comme un tout «évolutif» destiné à être réalisé par étapes, la première étant le déploiement amorcé cet automne. Des critiques craignent donc, sur la base des plans de la MDA, que le bouclier mène au déploiement d'armes dans l'espace et que le Canada ne s'y trouve associé malgré lui.

Si le système devait se diriger dans cette direction, le Canada s'en retirerait, affirme M. Graham, car, contrairement à plusieurs experts, il est persuadé qu'«on peut toujours reculer». Il relève par ailleurs que le déploiement d'armes dans l'espace a ses supporteurs mais aussi ses détracteurs aux États-Unis. «Nous sommes les alliés de ceux qui sont contre», dit-il.

http://www.ledevoir.com/2004/09/27/64842.html
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Un bouclier, de force
Guy Taillefer

Or le Canada est contraint de jouer le jeu du bouclier antimissile dans la mesure où il est prisonnier d'une géographie qui le fait voisin d'un empire. Ce qui confine le débat au surréalisme, au vu du fait que, sur le fond, l'efficacité militaire du projet est extrêmement contestée.

Un refus équivaudrait pour Ottawa à renoncer au peu de pouvoir dont il dispose au chapitre d'une défense continentale que les Américains réforment unilatéralement dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 -- et à laquelle la Grande-Bretagne, l'Australie, le Japon, la Corée du Sud et Israël ont déjà accepté d'apporter leur collaboration par l'entremise de leurs stations d'observation satellitaires.

En l'occurrence, M. Graham a raison de dire qu'un refus de participer marginaliserait le Canada et porterait atteinte à «notre souveraineté» en abandonnant aux États-Unis le contrôle de l'espace aérien canadien. Ici tient la quintessence du caractère relatif de la souveraineté canadienne. Ainsi, ceux qui croient que le Canada aurait raison d'opposer au développement du bouclier la même résistance qu'à la guerre d'Irak pèchent par confusion.
http://www.ledevoir.com/2004/09/27/64797.html


WASHINGTON SATISFAIT DES POSITIONS DU CANADA SUR LE BOUCLIER ANTI-MISSILE

Washington se réjouit de voir Ottawa garder la porte ouverte au sujet d'une participation éventuelle du Canada au projet américain de bouclier anti-missile. Le premier ministre Paul Martin confirme que le cabinet étudie toujours la question, alors que son ministre de la Défense,  Bill Graham, s'est prononcé clairement en faveur


par jeromet le 2004-09-27 14:01:35
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Vendredi 24 septembre 2004

Bouclier antimissile -- 24 sept mise à jour yp

Bouclier antimissile -- le Canada a encore le choix

La récente décision du gouvernement Canadien d'accepter que NORAD soit utilisé par le gouvernement américain pour détecter les lancements de missiles a suscité certaines réactions pour ne pas dire certaines craintes chez les opposants du bouclier antimissile. Pourtant, ils devraient plutôt être rassurés. Le gouvernement américain n'acceptera pas de développer un nouveau système de détection aérospatial. Et à lui seul, le gouvernement canadien ne pourra rien faire pour éviter l'arsenalisation de l'espace.

L'amendement au traité du NORAD garantit en quelque sorte la pérennité du NORAD. L'accord est clair : "Cette décision est indépendante de toute discussion sur une éventuelle coopération à la défense antimissile." Pendant des mois les défenseurs du bouclier antimissile ont tenté d'effrayer les élus et la population en affirmant que si notre pays refusait de participer, cela signifierait la fin de NORAD. La mort de NORAD nuirait à la coopération militaire entre les deux gouvernements, relation qui est avantageuse pour le Canada.

Les partisans du bouclier viennent de perdre un argument de taille. Il semble évident que la non-participation du Canada au projet aura peu ou pas d'impact sur les relations de défense. En acceptant que NORAD transmette l'information sur le lancement d'un missile au commandement américain, le Canada permet aux États-Unis d'utiliser un système élaboré de détection qui est déjà en place. Cela devrait être suffisant pour satisfaire le département de la défense américain.

De plus, rien n'empêche le gouvernement canadien d'aller un peu plus loin en améliorant ses capacités maritimes et en augmentant sa présence dans le Pacifique. C'est déjà nécessaire et il faudra renouveler une partie de la flotte d'ici quelques années. Les Américains savent que les navires canadiens feront leur travail s'ils détectent des navires suspects à proximité d'une plate-forme de lancement ou à quelque endroit dans le Pacifique. Une telle mesure renforcera la confiance des États-Unis à l'égard du Canada. Il faut convaincre le gouvernement libéral, les députés indécis et la population que le bouclier antimissile ne servira pas les intérêts du Canada. Il est temps de remettre en question cette "convergence". Pourquoi ? Premièrement elle ne sert plus les intérêts du Canada. La guerre en Irak, la politique de guerre préventives ou le bouclier antimissile ne peuvent que nuire aux intérêts canadiens suivants : stabilité mondiale, coopération commerciale et renforcement des institutions internationales.

Deuxièmement, ce sont les valeurs canadiennes qui sont remises en question. Le bouclier antimissile n'est qu'un élément de la vision de la sécurité du gouvernement américain. Lorsqu'on fait un lien entre le projet de bouclier, la politique de sécurité américaine et les changements législatifs survenus après le 11 septembre, on s'aperçoit vite de la différence. La vision américaine de la sécurité s éloigne rapidement de la vision canadienne. Tenter de suivre les Américains serait une grave erreur. Aucune décision ne devrait être prise avant les élections américaines. Mieux vaut rester sur place plutôt que de courir vers un cul-de-sac... ou plutôt un précipice.

Jean-François Rancourt,
Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes,
Université du Québec à Montréal

http://www.cyberpresse.ca/opinions/
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BILL GRAHAM SE PORTE À LA DÉFENSE DU BOUCLIER ANTI-MISSILE

Le ministre de la Défense à Ottawa souligne que le projet de bouclier anti-missile des Etats-Unis est important dans le contexte des relations canado-américaines.  Mais Bill Graham se garde bien de dire si Ottawa participera ou non à cette initiative.  Il rappelle que le Canada et les États-Unis sont tous deux, partenaires dans la défense de l'Amérique du Nord et qu'ils doivent le rester. Le ministre Graham a également rejeté les critiques selon lesquelles ce bouclier entrainerait la militarisation de l'espace, en affirmant que le système anti missiles est basé sur terre et possiblement sur mer mais pas dans l'espace.  Washington tente d'obtenir l'adhésion d'Ottawa à ce projet et les députés des Communes canadiennes, pourraient participer à un débat à ce sujet cet automne. 
http://www.rcinet.ca/Scripts/default.asp?l=fr
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À ceux qui affirment que le projet n'est pas adapté aux problèmes contemporains de lutte contre le terrorisme, il a rétorqué que des groupes terroristes pourraient mettre la main sur des missiles ballistiques. Il a aussi évoqué la nécessité de se défendre contre des « États voyous » qui pourraient faire leur apparition dans 10 ans.
http://radio-canada.ca/nouvelles/Politique/nouvelles/200409/23/004-graham-bouclier.shtml


par jeromet le 2004-09-24 14:08:28
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Mercredi 01 septembre 2004

LA RELANCE DU DÉSARMEMENT DE L'ESPACE PROPOSÉE PAR LA RUSSIE ET LA CHINE yp

New York, Aug 26 2004  6:00PM
La Conférence du désarmement, réunie au Siège des Nations Unies à Genève, a entendu aujourd'hui la Fédération de Russie et la Chine qui ont réaffirmé leur attachement à l'établissement d'un traité international autonome pour interdire le déploiement d'armes dans l'espace extra-atmosphérique.

Ces propositions ont été appuyées par le Canada, la France, la Suède et le Sri Lanka qui ont soutenu le projet d'établissement d'un comité spécial sur la prévention de la course aux armements dans l'espace,

 la Fédération de Russie propose en outre de déclarer un moratoire sur le déploiement d'armes dans l'espace extra-atmosphérique, dans l'attente de la conclusion d'un accord sur la question par la communauté internationale

http://www.un.org/french/newscentre/
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Le NPD veut que le Parlement vote sur le projet de bouclier anti-missile
Presse Canadienne
Ottawa

Un éventuel traité sur le projet de bouclier antimissile avec les États-Unis devrait être soumis au Parlement, a déclaré mardi le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton.

Le gouvernement n'a pas l'obligation de soumettre les traités au vote des députés mais M. Layton a indiqué qu'il s'attend à des exceptions dans le cas d'un Parlement minoritaire.

http://www.cyberpresse.ca/politique/article/1,153,1924,082004,780846.shtml
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UNE ONG SE PRONONCE SUR LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE DU CANADA

L'Organisation non gouvernementale canadienne Développement et Paix demande au gouvernement fédéral d'apporter des modifications à sa politique étrangère de façon à mieux servir les populations pauvres du monde. L' agence de développement international de l'Eglise catholique canadienne estime que le Canada doit mettre plus de ressources dans la promotion de la paix plutôt que dans le renforcement des systèmes de défense et de sécurité. Ainsi, l'organisme juge que le Canada doit rejeter le système de défense antimissile balistique des Etats-Unis et orienter plutôt sa politique de sécurité vers la promotion d'une solution juste du conflit israélo-palestinien et vers la promotion des droits humains et de la justice dans le reste du Moyen-Orient. Ces propositions de l'organisation font  partie d'une série de recommandations présentées au gouvernement libéral dans le cadre de la révision de la politique internationale du Canada. RCI

 

LE DOSSIER DU BOUCLIER ANTI-MISSILE SUSCITE LA CONTROVERSE CHEZ LES LIBÉRAUX

La député libérale fédérale,Carolyn Parish, a soutenu que le Canada ne devait pas se joindre au projet américain de bouclier anti-missile.  La député qui participait à une manifestation contre ce projet de défense des Etats-Unis a déclaré qu'Ottawa devait se rallier au camp des sages et non à celui des idiots


LA LIBÉRALE CAROLYN PARRISH REFUSE DE PRÉSENTER DES EXCUSES

    La député libérale fédérale Carolyn Parrish exprime des regrets, mais n'a pas l'intention de présenter des excuses pour les propos virulents qu'elle a tenus à l'endroit des Américains. Lors d'une manifestation à Ottawa contre la participation du Canada au projet américain de bouclier anti-missile, elle a affirmé que le Canada ne rejoindrait pas la coalition des "idiots" mais plutôt de celle des sages

  Le groupe parlementaire libéral est partagé sur la question du bouclier antimissile alors qu'au moins une trentaine de députés libéraux s'opposent à une participation du Canada à ce projet américain.
Des voix ont cependant commencé à s'élever au sein du parti libéral pour retarder la décision jusqu'à l'élection présidentielle américaine de novembre.


par jeromet le 2004-09-01 14:22:06
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Mercredi 25 août 2004

BOUCLIER ANTI-MISSILE: L'ABSENCE DU CANADA AURAIT UN PRIX yp
Des officiers supérieurs des forces armées canadiennes indiquent que, si le Canada décidait de ne pas participer au bouclier antimissile américain, de grandes entreprises canadiennes rateraient l'occasion de signer des contrats d'un milliard et demi de dollars sur quinze ou vingt ans.(100 millions de dollars par année pendant 15 ans)RCI

par jeromet le 2004-08-25 14:33:28
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Lundi 23 août 2004

Une vocation cachée pour le bouclier antimissile yp

Une vocation cachée pour le bouclier antimissile

Le bouclier antimissile envisagé par Washington aurait une vocation offensive cachée. C'est ce qu'affirme l'ambassadeur de Russie au Canada, Georgiy Marmadov, qui était auparavant le principal négociateur de son pays en matière de réduction des armements.
 
Il a déclaré au quotidien torontois Globe and Mail avoir été informé par les autorités militaires américaines que le projet de bouclier impliquerait éventuellement le déploiement d'armes dans l'espace.

M. Marmadov demande au Canada de réfléchir soigneusement avant de se joindre au projet. Il est d'avis que l'initiative américaine risque de déstabiliser la sécurité mondiale et de provoquer une nouvelle course aux armements entre des pays comme les États-Unis, la Chine et la Russie.

http://radio-canada.ca/nouvelles/International/nouvelles/200408/20/008-bouclier-canada.shtml
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Rumsfeld décrit le bouclier antimissile comme un triomphe
 
Rumsfeld pense que les premiers pas du système antimissiles étaient un triomphe pour l’administration Bush.
 
Le secrétaire d’Etat à la défense des Etats-Unis Donald Rumsfeld a estimé mercredi que les premiers pas du système de missiles antimissiles réalisés en Alaska étaient un triomphe de l’administration Bush “sur le pessimisme et le scepticisme”.

Le premier missile intercepteur américain basé au sol a été mis en place au cours des dernières semaines en Alaska, deux ans après que le président George Bush eut annoncé le lancement de ce projet de protection antimissile.

Le rival démocrate de Bush pour l’élection présidentielle en novembre s’est engagé à réduire les dépenses prévues pour le développement de ce projet, mais sans préciser dans quelle proportion.

Cet ambitieux système de défenses nécessitera des investissements de l’ordre de 50 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
http://www.lexpress.mu/display_article.php?news_id=24382
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Il a  déclaré qu'une des plus grandes menaces d'aujourd'hui était que  les missiles tombent entre les mains des terroristes. 

     Il a indiqué que les Etats-Unis présentaient des faiblesses en  matière de missiles balistiques. 

     "Plus le délai de déploiement, même d'un dispostif de défense  limité contre ce genre d'attaques sera long, plus grande sera  l'éventualité d'une attaque", a-t-il fait savoir. 

     Sans une défense antimissile, les terroristes et "les régimes  voyous" pourraient se servir de la menace d'attaque pour intimider les Etats-Unis et leurs alliés pour agir contre eux, a fait  remarquer M. Rumsfeld. 

     Il a reconnu que les capacités de la défense antimissile  initialement déployée étaient loin d'être parfaites, mais que ce  système devrait s'amériorer avec le temps et le progrès des  technologies. 

Il prévoit également de  déployer, d'ici la fin de l'année, cinq autre intercepteurs en  Alaska et quatre en Californie.
http://www.french.xinhuanet.com/french/2004-08/19/content_20010.htm
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Bush:  Nous voulons continuer à perfectionner ce système pour pouvoir dire aux tyrans qui veulent faire du chantage à l’Amérique et au monde libre : si vous tirez, nous vous abattrons ", a déclaré Bush hier lors d’une visite d’une usine Boeing d’équipements militaires. Il a accusé " ceux qui s’opposent à ce système de bouclier antimissile " initié par Ronald Reagan de ne pas comprendre " les menaces du XXIe siècle "

 M. Bush a approuvé l'octroi de dix milliards de dollars durant  l'année fiscale 2005 pour ce projet d'un coût faramineux estimé à  53 milliards de dollars entre 2004 et 2009
http://www.french.xinhuanet.com/french/2004-08/18/content_19550.htm
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UN GÉNÉRAL AMÉRICAIN À LA RETRAITE DÉNONCE LE BOUCLIER ANTIMISSILE

Un général américain à la retraite met en garde les Canadiens contre le projet de bouclier antimissile du président George Bush. En conférence de presse au parlement canadien, le lieutenant-général Robert Gard fils a dit estimer inutile de dépenser des milliards de dollars dans un système qui ne protègera pas vraiment le territoire nord-américain. Il a soutenu que cet argent devrait plutôt être investi pour augmenter la sécurité dans les ports et aux frontières. Le véritable danger, selon lui, provient des terroristes qui introduiraient une arme atomique en Amérique du NordRCI


par jeromet le 2004-08-23 14:25:11
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Vendredi 06 août 2004

Les données provenant du Canada serviront à l'arsenalisation de l'espace yp

OTTAWA ET WASHINGTON MODIFIENT L'ENTENTE SUR NORAD

Le Canada et les États-Unis se sont entendus pour modifier l'accord sur le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du nord pour l'adapter au déploiement cet automne du bouclier antimissile américain. L'accord conclu entre les Etats-Unis et le Canada permettra au Norad, créé en 1958, de conserver sa fonction d'alerte antimissile même après le déploiement du nouveau système américain.  Ce qui veut dire que le gouvernement canadien continuera d'avoir son mot à dire en matière de défense antimissile continentale, même s'il décidait de ne pas participer au projet américain.

RCI

  Ottawa fait un pas de plus vers une participation au bouclier antimissile
PAR SYLVAIN LAROCQUE

Lors d'un point de presse, le ministre de la Défense, Bill Graham, a expliqué que l'amendement permettrait aux autorités américaines d'avoir accès aux données stratégiques recueillies par le NORAD pour guider le futur bouclier.

M. Graham a soutenu que sans cette modification, le commandement américano-canadien, qui existe depuis plus de 40 ans, risquait de devenir "désuet".

"Cette décision a été prise dans le but de préserver le NORAD", a-t-il déclaré lors d'un point de presse à Ottawa.

"Il était clair que les Etats-Unis avaient l'intention de construire un système parallèle s'ils n'avaient pas pu utiliser le NORAD pour leur défense antimissile, a-t-il précisé. Nous devions prendre cette décision maintenant, sinon les Etats-Unis auraient commencé à ériger ce système-là, ce qui aurait éventuellement rendu le NORAD obsolète. Or, c'est là une institution extrêmement importante pour la défense de l'Amérique du Nord."

Même si cette annonce constitue la deuxième depuis janvier à rapprocher le Canada d'une participation au bouclier antimissile américain, le ministre Graham a assuré que le gouvernement ne prendrait sa décision finale à cet égard qu'à l'automne, après "consultation" des parlementaires de tous les partis.

"Cet accord ne préjuge en aucune manière une décision éventuelle de participer dans un système de défense antimissile", a répété le ministre.

Il reste que même sans participer officiellement au projet, le Canada a commencera bientôt à partager avec les Etats-Unis des renseignements qui serviront au déploiement du bouclier.

"Nous partageons déjà de telles informations avec les services secrets des pays alliés", s'est défendu le ministre.

Critiques


Steven Staples, analyste militaire au Polaris Institute, un organisme d'intérêt public sans but lucratif, n'a pas tardé à qualifier les arguments du ministre de "fous".

"Chaque étape que nous franchissons rend de plus en plus impossible pour le Canada de ne pas prendre part au bouclier", a-t-il estimé.

Alexa McDonough, critique néo-démocrate en matière d'Affaires étrangères, a accusé les libéraux d'avoir "trahi" la population en prenant cette décision qui, selon elle, contribuera à l'arsenalisation de l'espace.

"La suggestion de Bill Graham selon laquelle l'avenir du NORAD serait menacé sans (l'inclusion du bouclier antimissile) est dangereuse, trompeuse, même perfide", a affirmé Mme McDonough.

"Où est l'assurance de la part de l'administration Bush que les données provenant du Canada ne serviront pas à l'arsenalisation de l'espace", a demandé M. Staples, en rappelant que durant la dernière campagne électorale fédérale, le premier ministre Paul Martin s'est opposé à cette idée.

Du côté du Bloc québécois, le député Claude Bachand déplore qu'Ottawa ait modifié l'accord sur le NORAD sans avoir au préalable révisé sa politique de défense, qui date de 10 ans. Il croit toutefois qu'il est encore possible pour le Canada de ne pas participer au bouclier antimissile. Le parti souverainiste réclame d'ailleurs la tenue d'un vote aux Communes sur la question.

Quant aux conservateurs, ils n'ont pas encore décidé s'ils allaient s'opposer ou non à la participation du Canada au projet américain. Le porte-parole du parti en matière de Défense, Gordon O'Connor, a cependant admis que l'annonce de jeudi laissait croire à une décision favorable d'Ottawa.

Créé en 1958, le NORAD est l'organisation binationale responsable de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord. Le NORAD détecte les attaques d'aéronefs ou de missiles ennemis et prévient les deux gouvernements.

Outre les bloquistes et les néo-démocrates, plusieurs députés libéraux s'opposent au projet de bouclier antimissile, qui prévoit l'installation de lance-missiles sur terre et sur mer afin d'abattre des missiles en perdition ou en provenance de pays dits "voyous".

Ottawa réplique que Washington lancera son projet avec ou sans son appui. Il vaut donc mieux prendre part à sa mise en place et à sa supervision que de demeurer en retrait, avance-t-on.

Les opposants au projet soutiennent qu'il est démesurément coûteux, que son efficacité est loin d'être prouvée à ce jour et qu'il pourrait relancer une course aux armements

http://mesnouvelles.branchez-vous.com/Nationales/040805/N080590U.html


par jeromet le 2004-08-06 13:06:48
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Mardi 20 juillet 2004

Clinton ne croit pas au bouclier antimissile yp

Paris -- Bill Clinton ne croit pas que le bouclier antimissile américain, sous lequel le Canada envisage de se mettre à l'abri, soit la meilleure façon de dépenser les fonds publics.

Venu faire à Paris la promotion de ses mémoires en français, l'ex-président américain s'est montré plutôt sceptique lorsqu'on lui a demandé hier de commenter la décision (apparemment acquise) du premier ministre Paul Martin de s'associer au projet de George W. Bush. «Si ça marche, il vaut mieux qu'un grand nombre de pays en soit, a d'abord reconnu l'ex-président, entre deux gorgées de Coca-Cola. Ça ne pourra fonctionner de façon efficace, selon moi, que si cette technologie est mise à la disposition du plus grand nombre de pays possible.»

M. Clinton n'y croit guère toutefois et s'empresse d'ajouter que c'est une «hypothèse audacieuse» que de penser que ce dispositif de 100 milliards de dollars fonctionnera.

«Je ne suis pas sûr du tout que cela soit la meilleure façon de dépenser les deniers publics», a-t-il dit au cours d'une rencontre avec un petit groupe de journalistes dans un chic hôtel parisien.

Capable de stopper une douzaine de missiles, ce bouclier ne modifiera pas l'équilibre stratégique entre les États-Unis, la Russie et l'Europe, a noté M. Clinton. Il risque cependant, selon lui, d'amener la Chine, puis l'Inde et ensuite le Pakistan «à augmenter de façon substantielle leur arsenal nucléaire».

«Est-ce que le monde sera vraiment un endroit plus sûr si on a un bouclier antimissile, alors que des pays ont assez d'armes nucléaires pour le traverser ? s'est interrogé l'ancien président. Et même si ça marche, est-ce que ça fonctionnera contre le terrorisme et les États voyous ? Est-ce que ça justifie le risque de voir la Chine, l'Inde et le Pakistan s'armer davantage ?»

http://www.ledevoir.com/2004/07/17/59297.html

Pologne: consultations avec Washington sur un projet de bouclier antimissile américain 
 
  VARSOVIE, 15 juillet (XINHUANET) --

   Washington envisagerait d'installer en Pologne des missiles  faisant partie de son projet de bouclier antimissiles global, a-t- on appris de sources en provenance du quotidien britannique The  Guardian. 

    Il a également exprimé la conviction de Varsovie que "cette  affaire est également l'objet de consultations (américaines)  directes avec les Russes".  

   
http://www.french.xinhuanet.com/french/2004-07/15/content_9635.htm
 
 


par jeromet le 2004-07-20 11:17:44
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